Brigitte Veyne

Nous sommes le premier jour après notre arrivée à Pékin, c’est à cette occasion que nous rencontrons Brigitte Veyne.

Brigitte Veyne est attachée audiovisuelle à l’ambassade de France à Beijing depuis le mois de septembre 2014. Un long parcours l’a mené à sa mission à l’ambassade de France de Pékin. Elle a tout d’abord été diplômée de l’école supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe), puis à la suite de ses études, elle opta pour l’Espagne où elle s’installa afin de promouvoir des auteurs espagnols. Son histoire  professionnelle avec la diplomatie française débute en février 2008 lorsqu’elle devient attachée audiovisuelle à l’ambassade de France au Brésil. Pour Brigitte Veyne son emploi inclut trois missions principales :

● En premier lieu, une mission politique : l’attachée est chargée de contacter les autorités chinoises concernant la censure sur les contenus culturels provenant de France.
● En second lieu, une mission culturelle : elle est chargée de diffuser la culture française en Chine. Pour cela, elle utilise principalement des festivals de musique ou de cinéma.
● Enfin, la troisième mission consiste à rassembler les professionnels chinois et français dans le but d’améliorer leur relation dans le domaine culturel.

À la suite de notre rencontre, la discussion s’est élargie et le sujet a porté sur le cinéma chinois. C’est ainsi que Brigitte Veyne nous a expliqué le rapport qu’entretient le cinéma chinois à la censure et au monde extérieur.

Avant qu’un film puisse être tourné en Chine celui-ci doit franchir deux étapes. La première étape concerne la lecture des scénarios et la seconde tout ce qui porte sur l’après tournage. Le contrôle se concentre sur tous les contenus à caractère pornographiques, violents ou en lien avec la politique. Certains artistes, comme Wang Bing, réalisateur chinois, en font les frais. Ils subissent la censure et sont interdits de diffusion dans leur pays, voir sont exilés. Le gouvernement chinois s’est donné pour mission de mondialiser le cinéma chinois. Pour cela, la Chine sait qu’elle doit diffuser une image du pays en adéquation avec la vision mondiale du monde. Pour les importations, un système de quotas a été mis en place, limitant les entrées de films étrangers à environ soixante-dix films par année. Évidemment, les blockbusters américains sont d’un point de vue économique et politique, les films les plus intéressants à importer pour eux. Mais, les films d’art et d’essai français se développent également progressivement en Asie et touche une population jeune, éduquée et très ouverte.

Philippine Dufaux

Compétences

Posté le

1 juin 2017

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