Faiza Ferahi et Floriane Siby

Faiza Ferahi et  Floriane Siby

Le promeneur d’oiseau, de Philippe Muyil

 

Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhigen, un vieux paysan chinois, décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Il fera le voyage de Pékin à Yangshuo avec Renxing, sa petite-fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre, partager des souvenirs et des aventures. La petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement celles du cœur.*

Analyse du film : Dès le début du film, un parallèle est fait entre la chine moderne, avec l’image d’une famille sophistiquée, aisée et à la pointe de la technologie, et les traditions encore bien présente dans la société chinoise, représentée par le grand père, sa sagesse et sa vision du monde. Ces deux parties de la société se côtoient parfois, sont liées souvent mais ne se mélangent pas.

Ce sera à travers un voyage initiatique que les deux générations – celle du grand père et de sa petite fille arriveront à s’affranchir de toutes les barrières qui les séparent.

Le voyage qu’entreprennent les deux protagonistes est une quête d’authenticité, ceci est le symbole de la cohabitation possible et essentiel des deux facettes de la Chine. Chaque étape du voyage soulève des questions chez la petite fille, attise sa curiosité et la font sortir de ses bouderies.   Puis la vivacité de cette dernière prend le pas et donne du fil à retordre à son grand père. Au fur et à mesure, nous découvrons des paysages, des traditions, l’hospitalité naturelle de la Chine.

Renxing, la petite fille représente l’innocence, tout comme nous elle découvre les deux facettes de son pays. Elle est en perpétuelle opposition avec son grand père, ce sont deux écoles qui s’affrontent, deux générations.

Malgré son appréhension, la petite Renxing réussit à s’adapter assez rapidement à son nouvel environnement. Ce sera même elle qui donnera la possibilité à son grand père de faire la paix avec son passé, mais aussi à accepter l’évolution de son pays. Le message est que l’acceptation ne signifie pas que l’individu renie son passé et son histoire.

Durant tout le film, un petit oiseau accompagne les protagonistes. Il symbolise selon nous, la nouvelle Chine malgré le temps qui passe, son évolution, sa place dans l’économie mondiale la Chine reste attaché à son histoire et à ses valeurs. Le grand père s’est occupé de cet oiseau toute sa vie, il signifie le temps qui passe. Celui qu’il faut accorder du temps à ce que l’on aime. Il devient la métaphore d’un passage de flambeau à la génération futur quand la petite fille l’adopte.

Ce film est un mélange entre réalisation occidentale et conte asiatique. Un voyage, une aventure intergénérationnelle, une histoire d’amour lointaine, un happy end : ce sont les ingrédients de ce film. Lyrique, l’histoire est simple, l’intérêt et le charme résident justement dans l’absence de superflu.

 

Faiza FERAHI / Floriane SIBY

*Synopsis Allociné

Compétences

Posté le

15 avril 2017

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